Ca s'appelle de la redondance (du retard ?), mais elle vaut le coup. Il s'agit du projet de championnat professionnel de Mister Rugby dont beaucoup de sites et blogs se sont fait l'écho. Il considère la légitimité d'une équipe professionnelle par des critères sportifs, économiques et structurels. C'est déjà le cas actuellement, mais lui attribue des points selon des performances dans ces domaines. Des focus sont faits sur d'autres sports pro, européens ou non, et des idées y sont prises, comme dans le XIII australien. L'idée force est d'avoir des franchises.
Cela rejoint parfois la vision de Jean-Pierre Ellissalde donnée il y a quelques mois dans Rugby Connection. De mémoire, il envisageait des zones géographiques, en remodelant le paysage des comités, avec une équipe professionnelle phare, voire une seconde à un niveau inférieur, composés de jeunes en devenir, et en dessous un système pyramidal de clubs amateurs de la région. J'aimais ce projet car l'empreinte culturelle liée à une région s'étalait du bas au haut de l'échelle.
Jacques Fouroux ne voyait-il pas le rugby du moderne comme une compétition de provinces ? Certes, on trouvera toujours des noms pour soutenir une idée et son contraire. Mais alors qu'on reproche à la Ligue et à la FFR leurs tiraillements au regard des résultat de l'équipe nationale, on ne voit pas poindre un projet fédérateur, un homme (ou une femme) providentiel(le) qui entraîne tout le monde dans son sillage.
Les politiciens de notre ovale nationale pourront nous trouver illégitimes et légers, nous, quelques uns des 60 millions de sélectionneurs, dans notre approche du projet professionnel et fédéral. Mais cette démarche stigmatise aussi un manque de leur part et une attente de la notre. De quoi ? De résultats, oui, mais aussi de cohésion et de cohérence.
Plus facile à dire ou écrire qu'à faire. Le rugby c'est trente clubs officiellement professionnels mais aussi une trentaine de comités. Travail de longue haleine... ? Pourquoi pas après tout ?
NB : Le congrès annuel de la FFR se tiendra à Versailles à la fin du mois de juin.
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